Your browser doesn't support javascript.
Show: 20 | 50 | 100
Results 1 - 3 de 3
Filter
Add filters

Document Type
Year range
2.
Revue du Rhumatisme ; 88:A214-A215, 2021.
Article in French | ScienceDirect | ID: covidwho-1537048

ABSTRACT

Introduction Les formes sévères de COVID-19 comportent à une hyperinflammation systémique intense ;ce qui a justifié des essais thérapeutiques avec des immunomodulateurs régulièrement utilisés chez les patients atteints de maladies systémiques auto-immunes ou inflammatoires Depuis février 2021 où les premières recommandations EULAR sur l’utilisation de thérapeutiques immunomodulatrices dans le COVID-19 ont été publiées [1], de nouveaux essais thérapeutiques ont été réalisés ce qui rend nécessaire une mise à jour ces recommandations. Matériels et méthodes Selon les procédures standardisées de l’EULAR [2], les résultats d’une revue de la littérature systémique réalisée jusqu’au 15 décembre 2020 puis mise à jour jusqu’au 14 juillet 2021 incluant tous types d’études ont été présentés à un groupe de travail multidisciplinaire composé d’experts internationaux comprenant des rhumatologues, des immunologistes translationnels, des hématologues, des pédiatres, des patients et des professionnels de la santé. La mise à jour des recommandations a été discutée et votée par l’ensemble du panel d’experts sur la base des résultats présentés, principalement des essais randomisés contrôlés (ECT) sur différents traitements immunomodulateurs. Résultats La mise à jour comprend deux principes généraux et dix recommandations. Les recommandations concernent uniquement la prise en charge des patients présentant des formes de COVID-19 modérées à sévères ou critiques, faute de preuves suffisantes avec très peu d’ECT concernant les patients asymptomatiques et ceux avec des formes légères de la maladie. Les molécules suivantes ont montré une efficacité dans le traitement de formes modérées à sévères ou critiques du COVID-19. L’association de glucocorticoïdes et de tocilizumab est bénéfique dans les cas de COVID-19 nécessitant une oxygénothérapie et dans les cas critiques de COVID-19. L’utilisation d’inhibiteurs de Janus kinase (baricitinib et tofacitinib) et peut-être d’Ac anti-GM-CSF est prometteuse dans les mêmes populations. Les anticorps monoclonaux anti-SARS-CoV-2 et l’utilisation de plasma convalescent pourraient trouver une application dans les phases précoces de la maladie et dans certains sous-groupes de patients immunodéprimés. D’autres immunomodulateurs comme l’hydroxychloroquine, la colchicine ou l’anakinra n’ont pas démontré leur efficacité sur la mortalité et ou sur l’aggravation clinique (évolution vers une détresse respiratoire), quel que soit le stade de la maladie. Conclusion Un nombre grandissant d’ECT soutiennent l’efficacité de l’association de glucocorticoïdes et d’autres agents immunomodulateurs tels que le tocilizumab dans le traitement de formes modérée à sévère et critique du COVID-19. De plus, certaines études en cours pourraient confirmer l’efficacité potentielle d’autres approches thérapeutiques comme les inhibiteurs de JAK ou les Ac anti-GM-CSF. L’implication des rhumatologues, en tant qu’experts des maladies inflammatoires et auto-immunes systémiques et des traitements immunomodulateurs est nécessaire dans le design des nouveaux essais cliniques et dans l’élaboration de nouvelles recommandations pour la prise en charge du COVID-19.

3.
Revue du Rhumatisme ; 88:A9-A10, 2021.
Article in French | ScienceDirect | ID: covidwho-1537026

ABSTRACT

Introduction Les patients atteints de maladies musculosquelettiques inflammatoires/auto-immunes (I-RMD) n’ont pas été inclus dans les études de tolérance des vaccins contre le SARS-CoV-2 et sont souvent inquiets quant à la tolérance de la vaccination. Notre objectif est d’étudier la tolérance des vaccins contre le SARS-CoV-2 chez les patients atteints de maladies musculosquelettiques inflammatoires/auto-immunes (I-RMD). Patients et méthodes Pour cela, nous avons créé avec l’EULAR un registre international de cas rapportés par les médecins rhumatologues et internistes de patients atteints d’I-RMD et de RMD non inflammatoire (NI-RMD) vaccinés contre le SARS-CoV-2. Du 5 février 2021 au 27 juillet 2021, nous avons recueilli des données sur la démographie, la vaccination, le diagnostic de RMD, l’activité de la maladie, les traitements immunomodulateurs/immunosuppresseurs, les poussées, les événements indésirables (EI) et les infections COVID-19 chez les patients vaccinés. Les données ont été analysées de manière descriptive. Résultats L’étude a inclus 5121 participants de 30 pays, la majorité de France (40 %), Italie (16 %) et Portugal (14 %), 90 % avec des I-RMD (n=4604, 68 % de femmes, âge moyen 60,5 ans) et 10 % avec des NI-RMD (n=517), 77 % de femmes, âge moyen 71,4 ans. La polyarthrite rhumatoïde (33 %), les connectivites (18 %), les spondyloarthrites (11 %), le rhumatisme psoriaqique (10 %) et les vascularites (12 %) étaient les diagnostics les plus fréquents ;54 % des patients ont reçu des traitements de fond synthétiques conventionnels (csDMARD), 42 % des DMARD biologiques ou ciblés et 35 % des immunosuppresseurs. La plupart des patients ont reçu le vaccin Pfizer/BioNTech (70 %), 17 % AstraZeneca/Oxford et 8 % Moderna. Une infection COVID post-vaccination a été signalée dans 0,7 à 1,1 % des cas, selon le statut vaccinal (entièrement/partiellement vacciné) et le groupe RMD. Des poussées d’I-RMD ont été signalées dans 4,4 % des cas (0,6 % de poussées sévères), dont 1,5 % ont entraîné des changements de médicaments. Des EI ont été signalés dans 37 % des cas (37 % I-RMD, 40 % NI-RMD), des EI sévères dans 0,4 % des cas, très divers et avec une fréquence comparable et même inférieure à celle observée chez les patients atteints de NI-RMD (1,1 %). Discussion La tolérance au vaccin n’était pas différente entre les groupes I-RMD et NI-RMD. Dans les essais cliniques de vaccins à ARN contre le SRAS-CoV-2 dans la population générale, les taux d’EI graves étaient très semblables à ceux de notre étude, allant de 0,4 % à 0,6 % dans le groupe vacciné et de 0,5 % à 0,6 % dans le groupe témoin, ce qui suggère que ces EI graves ne sont pas nécessairement liés au vaccin. Conclusion Il s’agit de la plus grande étude de la tolérance des vaccins anti-SRAS-CoV-2 chez près de 5000 patients atteints de maladies inflammatoires/auto-immunes rhumatologiques. Le profil de sécurité des vaccins contre le SRAS-CoV-2 chez les patients atteints d’I-RMD était rassurant, et comparable à celui des patients atteints de NI-RMD. La majorité des patients ont bien toléré leur vaccination, avec de rares poussée d’I-RMD et de très rares EI sévères probablement non liés à la vaccination. Ces résultats devraient rassurer les rhumatologues et les personnes vaccinées, et favoriser la confiance dans la sécurité du vaccin COVID-19 chez les patients atteints de I-RMD.

SELECTION OF CITATIONS
SEARCH DETAIL